Tous les enfants sont mystiques. Et tous les enfants sont poètes. Et tous les enfants sont créateurs de langage… Un instant… Un instant seulement - car cela ne dure pas, et peu s'en souviennent, et très peu poursuivent en rejoignant ce moment fugitif pour le transporter, adulte, vers un état de poésie accomplie. L'attraction du monde policé, cultivé, sophistiqué, utilitaire et conventionnel, est trop forte ; elle aplatit les terribles trésors enfantins et les range rapidement dans la boîte-à-raisons.

    Figé, le monde est objectivé, la magie s'est tue, déesses et dieux sont morts et emmurés, et le papillon-flamme de l'inspiration, nié ou plié, est enfoui, dissimulé, occulté, aboli - il n'a jamais existé - il n'est pas possible -. Le citoyen est prêt ; il pourra passer le restant de sa vie dans le mensonge des créatures ; il a oublié ; il est mort-né. Il est adulte.

Souviens-toi du moment
où la langue était un verbe pur,
un geste de création et de jubilation,
l'outil sacré de ta mise au monde
- et tu seras poète.

    La clef n'est pas dans la niaiserie des souvenirs ; elle est dans cet instant fulgurant où le monde et toi sont complices, et le langage un acte pour signer cette alliance.

    O, kalaande ironé cigor...

    ALTAGOR n'a jamais oublié.

    Et s'il n'a pas été compris lorsqu'il a rappelé que sa Métapoésie sourçait dans ses incantations enfantines, c'est qu'il a été jugé par des gens pour qui la langue n'est qu'un objet étranger, taillable et désarticulable à merci.

    Or, on n'entendra pas la Métapoésie, sa nécessité et sa puissance, si l'on n'entend pas cette relation directe à ses propres jubilations langagières enfantines. Le génie de la Métapoésie est bien dans ses incantations, comme Altagor l'a dit avec ses mots à lui.

    Et la Métapoésie double le langage en ouvrant sur un infini, un «extra-monde en soi».

    Car la langue est double.

    Et Altagor a chevauché les deux versants du langage : le côté domestiqué autant que le côté débridé.

    Ce qui l'a singularisé des deux côtés à la fois : classique, épris d'harmonie unitaire, chez les révolutionnaires de la table rase ; amant du renversement et des retournements, chez les conservateurs de l'ordre ancien.

    Atypique, inclassable et partout dérangeant...

    Mais, avec cela, prince de la langue et de la diction.

    Si des poètes ont éprouvé le besoin de triturer l'écriture ordinaire, par toutes sortes de moyens, c'est bien afin d'en extraire une toute autre langue… Et, pour certains en tous cas, dont Altagor, une langue qui ne se contente plus de décrire le monde et de quantifier les échanges, mais qui soit ACTE et PRESENCE.

    Cette Langue-Verbe, Altagor la nomme Métapoésie. Il l'imagine, il la reçoit, il la constitue, il la théorise, il la préconise… Son geste de création est complet.

    Quant à ce besoin de transformation, de ressourcement plutôt, s'il existe depuis longtemps - des glossolalies apostoliques aux méta-langages énochiens, en passant par Rabelais et tant d'autres, en passant par toutes sortes de tentatives mystiques, pédagogiques ou poétiques -, il est devenu, en quelques générations, plus qu'un besoin : une nécessité incontournable.

    Pas un brave qui ne se livre, de quelque façon que ce soit, à d'étranges alchimies. Surtout depuis le coup d'envoi - le coup de sabre - donné par Rimbaud. Et aujourd'hui plus encore qu'hier.

    Et pourquoi ? Parce que les langues évoluant, avec la civilisation, vers toujours plus d'utilitaire, de conventionnel et d'arbitraire, se sont globalement écartées de leurs racines de réalité...

    On s'est éloigné des saveurs bruissantes et suggestives du Vieux Français ; et des sonorités vibrantes et du souffle des éléments ; et, lentement, des racines indo-européennes ; et, plus encore, des racines préhistoriques archétypales - qui signaient l'action directe, la poésie vécue.

    Langue des dieux agissants devenue langue de vieux vagissants !

    C'est ainsi que les langues modernes se sont insidieusement entachées, au fil des siècles, de «ces signes inquiétants de non-adhérence, d'algébrose, d'automatisme, de réification, d'arbitraire, etc...», que décrit, par le menu, le linguiste indépendant Pierre Souyris, dans son traité sur «La désintégration du Verbe».

    Pour entendre le langage parler, il faut revenir aux phonèmes - comme il faut revenir à l'individu pour entendre l'humanité s'exprimer.

    Des phonèmes-outils du tout jeune bébé jusqu'aux syllabes-germes des mantras et des prières, les précieux phonèmes sont les véritables cellules spécifiques des mots, les unités sonores fondamentales du langage. Ils en sont les atomes, et - comme les atomes contiennent les électrons et le noyau qui, lui-même, contient protons et neutrons - les phonèmes contiennent les voyelles et les consonnes qui, elles-mêmes, contiennent la duplication de la consonne et la voyelle qui l'accompagne nécessairement, tel que cela se voit dans le passage à l'écriture. En effet, la voyelle a s'écrit a, mais la consonne b s'écrit ...

    Cependant, quand on en est arrivé là, dans la décomposition de la dynamique créatrice du langage - c'est-à-dire du Verbe - jusqu'à la désintégration du phonème-atome, pour en extirper les voyelles et les consonnes - c'est-à-dire les lettres, les lettres écrites -, on tient dans ses bras un cadavre. Le cadavre du langage désarticulé.

    Or, Altagor demeure dans l'espace poétique du logos, tant en ce qui concerne la Métapoésie que le Transformel. Quand il dépassera les limites de la parole, ce sera pour bondir dans un autre champ, celui, notamment, de la musique avec le Pantophone, le Métaphone… Cependant, le seul dépassement qui le motive réellement, c'est celui de la transcendance.

    S'il s'occupe du «rapport des phonèmes entre eux», c'est bien qu'il œuvre et compose au sein même de la vie du langage. Et il n'y mélange pas l'infra et l'ultra - car il y a un avant et un après : qui va des sons purs du bébé (précédant les phonèmes), aux bruits divers (corporels, naturels, artificiels), voire à la musique, lesquels ne sont pas encore ou ne sont plus du langage articulé.

    Par ailleurs, la connivence avec les phonèmes originaux de sa culture a des prolongements jusque dans les abysses intra-utérins. Cette relation première avec les sonorités d'avant-naître est irremplaçable. Et c'est dans ces profondeurs intimes qu'Altagor prend ses atomes sonores, ses puissants phonèmes, et qu'il compose, avec ce déjà-connu pleinement incorporé, du nouveau, de l'inédit, du surprenant. Point capital qui distingue le Métapoète de bien d'autres créateurs de langage, tournés - à tort ou à raison - vers l'hybridation exotique et l'exploration ultra-centrifuge, ou obnubilés par l'utilitaire et l'élaboration infra-utopique.

    La Métapoésie est donc bien le fruit authentique d'une expérience spirituelle intérieure. Spirituelle parce que vécue en pleine communion d'être, tout simplement ; car il n'y a pas lieu de coller des références quelconques, de spiritualisme ou d'ésotérisme, sur Altagor qui se voulait SEUL et LIBRE.

    Et si la résonance la plus intime est nécessairement celle de la langue maternelle, l'alpha et l'oméga de la Métapoésie est ce souvenir vibrant du langage originel créateur, dont j'atteste la réalité, moi aussi, parce que j'y ai eu accès et opérativité pendant la prime enfance, comme Altagor, et que je ne l'ai pas oublié une seule journée de ma vie. O, kalaande ironé cigor / Eriande akernoeuse...

    Quant à la langue française qu'il canarde au canon saussurien, s'il s'astreint à l'utiliser très correctement, c'est qu'il admet le côté pratique, momentanément inéluctable, des conventions. Pas de détournement individualiste des règles consensuelles sans accident ! Et c'est vrai pour la communication verbale comme pour la circulation routière.

    La Métapoésie n'est donc pas une proposition substitutive, elle n'entre pas en compétition avec le français, elle ne nourrit aucun délire utopiste universaliste. Bien au contraire, elle est une alternative immédiate, disponible et susceptible d'inspirer d'autres métapoésies dans d'autres cultures et selon d'autres sensibilités.

    En la créant, Altagor a composé une langue de pure communion ; en respectant sa langue maternelle, il y reconnaît un véhicule de communication. En jouant à volonté entre ces deux états du langage, Altagor se comporte en chaman qui connaît l'entrée des deux mondes : le visible et l'invisible, l'ordinaire du multiple et l'extraordinaire du singulier, l'utilitaire et le visionnaire.

    Maintenant qu'il est mort, certains vont s'emparer et s'emparent déjà de la Métapoésie pour en faire un objet littéraire, poético-acoustique. C'est tuer la Métapoésie. Or, ce qui importe, c'est la transactualité d'Altagor et de sa Langue.

    La Métapoésie - aujourd'hui dans son essence vivante - ne peut être l'objet littéraire vénéré du regretté Monsieur André Vernier, sans tuer Altagor une seconde fois.

    C'est ici la ligne de feu qui sépare le Poète du cadavre.


. . . . . . . .



(Laissons les cadavres s'occuper des cadavres,
c'est-à-dire des objets littéraires,
simples déjections verbales
figées dans le temps.)



    Qu'est-ce qu'Altagor voulait ? Il voulait soulever le Monde, renverser le Décor, ressusciter l'Idéal, réaliser la Quête, atteindre l'Absolu… Ceux qui ne verront, dans ces tentatives et ces déclarations brûlantes, que des thèmes poétiques exaltants et des idées intéressantes, sont les mêmes prêts à ranger la Métapoésie dans l'Histoire de la Poésie...... Dormez bien, mes exquis cadavres......... L'ambition n'est pas littéraire quand le désir est ABSOLU.

    Et s'il ne voulait pas donner d'échantillons - jamais moins d'une heure ininterrompue -, c'est qu'il situait sa Métapoésie dans l'espace-temps de la transe... «Au lieu d'une poésie qui est une fantaisie de l'intellect et une bayadère du mental suivant Sri Aurobindo, nous pourrions créer une poésie ou une musique mantrique pour faire descendre les dieux dans la vie. Car la vraie poésie est un acte, elle fait des trous dans la conscience - nous sommes murés, barricadés ! - par où le Réel peut entrer : c'est un mantra du Réel, une initiation.» (Satprem, L'aventure de la conscience).

    Remettons donc la Métapoésie, avec la Dynamoplastique, la Dynamographie et la Musique Plectro-phonique, selon la perspective radicale de cette réalisation qu'il entrevoit et qu'il cherche à provoquer par tous ses moyens.

    Dans la dynamique de l'oralité première, le très vénérable objet artistique, au sens muséologique ordinaire, n'existe tout simplement pas. Seule compte la puissance constamment réactualisée d'une tradition vivante. Ainsi l'essence de la poésie se rejoue-t-elle à chaque fois.

    Les textes métapoétiques, entre autres, sont à resituer, pour l'essentiel, au sein du flux de leurs multiples variantes réactualisées à chaque occasion, qui font Altagor être plus un aède qu'un écrivain... Situation paradoxale - car il s'agit de textes écrits, bien que souvent mémorisés, et retravaillés à l'infini... Et cependant, les fluctuations qu'Altagor met en œuvre autour de sa propre création, sont celles d'un danseur. Un transe-danseur qui, sans jamais perdre son sens de gravité, gire et oscille dans une permanente présence à l'immédiat.

    Cela dit, cette fluidité dynamique, pertinente sur l'instant, le rend plus insaisissable ensuite...

    Son comportement atypique le singularisait. Cygne dans un contexte de canards, il en était conscient. Sa différence fut la cause de plusieurs malentendus. C'est ainsi qu'Altagor fut accusé de changer les dates de ses textes, alors qu'il datait correctement différents états - parfois à quelques micro-variantes près - du même texte ou du même flux. Ce quiproquo - sur fond de caractère provocateur - allait le poursuivre très longtemps, quant à la Métapoésie surtout. Il est temps d'en éclairer la mise au monde.

    Voici l'épopée en quatre temps, sur presque trente ans, des prémisses à l'aboutissement du Discours Absolu.



1
...1922...(7 ans)
O, KALAANDE IRONE CIGOR


    Genèse : Tout d'abord le jaillissement enfantin, spontané, non référencé, des glossolalies incantatoires et des formules magico-rythmiques empreintes d'une étrange et sauvage poésie : la Langue du Double...

    Altagor a maintes et maintes fois évoqué ces incantations extra-maternelles. Témoignage capital ! A sept ans, toutes conditions réunies, il correspond avec cette autre face de la langue agissant comme le souvenir opératif, paradoxalement opératif, du parler créateur originel.

    Cet univers sonore - aux temps premiers où le monde était encore vivant -, cette magie des vibrations et des couleurs rythmiques, est le lait des enfants-poètes. Souviens-toi, souviens-toi, et tu seras poète.


2
1930-1942 (15 à 27 ans)
EXERCICES POUR APPRENTIS-MINEURS


    Formation/résistance : Le temps de l'apprentissage et de l'intégration, un repli momentané dans la littérature, fut-elle d'apparence poétique. Il écrit textes et poèmes, publie quelques recueils assez sages, cependant qu'il se forme sur plusieurs fronts, en pur autodidacte.


3
...1943-1948/50 (28 à 33/35 ans)
VARIATIONS METAPOETIQUES POLYPHONIQUES


    Résurgences/explorations/foisonnements : Vers 1943, peut-être avant, l'inspiration primitive resurgit et vient irriguer son œuvre. Voici les recherches et les explorations en tous genres, les premières tentatives conscientes d'un langage autre, les foisonnements polyphoniques et synesthésiques , les hybridations et les germinations diversifiées...

    Structuré par son apprentissage assez classique mais principalement autodidacte, nourri par une inspiration naturelle aussi rebelle que sauvage, stimulé a contrario par ses premières confrontations à l'intelligentsia parisienne, notamment, enfin révolté par la fausseté des littératures superficielles et des discours sophistiqués de poétiques intellectuelles, et par des conditions existentielles effrayantes, André Vernier s'extraie quelque peu des sortilèges consensuels - et s'enflamme.

    L'exaltation tous azimuts contamine ses manuscrits, sa graphie, son sentiment vital. Grâce au levain d'un intuition singulière, l'homme a rejoint sa propre audace et sa liberté infinie de créateur. «Tout est à refaire - car, ici, à cet instant, s'est réalisé l'Absolu.». Le voici, tendu, tumultueux, en corps à corps de conscience, faisant feu de tous bois, brûlant dans son verbe et prophétisant.

    Alors, il brise coquilles formelles et tabous moraux, et s'ébroue en Dionysos... C'est ainsi qu'il écrit sa Poésie Synthétique (peut-être avant 43), ses Variations Métapoétiques, Polyphoniques, Synoptiques, Internationalistes, ses Odes Symphonistes, ses premiers tracts et ses déclarations proliférantes... Ses textes s'envolent.

    On y remarque la montée progressive d'une pure musicalité du langage et, son corollaire, le développement de la voix et des recherches acoustiques ; l'émergence de plus en plus affirmée d'une métalangue, d'abord incrustée dans la phrase et le vers, dès 1943, puis gagnant de l'autonomie, enfin se dégageant décisivement de la langue maternelle à partir de, semble-t-il, 1948...

    Aussi, quand Altagor déclara, par la suite, avoir repris son expression métapoétique à partir de 1943, il faut l'entendre rigoureusement comme le point de renaissance de sa pulsion créatrice métalangagière. S'ensuivirent quelques années hybrides (43-48), au cours desquelles le logos est de plus en plus envahi par une poussée métapoétique, composée de mots imaginés, de syllabes assemblées, d'interjections proférées, tout cela se constituant progressivement en cet autre langage qui double le français et, pour finir, s'en détache.

    La Métapoésie est, donc, (re)venue dans sa pratique poétique comme l'aurore dans les veines de la nuit. Cette évolution, très cohérente, rend périlleuse l'affirmation d'une date unique de création. Comme pour le naissance du jour, plusieurs critères sont possibles, chacun étant déterminant dans son genre. Car la Métapoésie n'est pas un continent découvert d'un seul coup, c'est un palimpseste graduellement révélé à la conscience du Métapoète.

    Par conséquent, lorsque Altagor rencontra Isou, probablement en 47, il était déjà dans sa quête métapoétique, chaque jour grandissante. Et tout les séparait : le paradigme ou la vision, les matériaux et les procédures, le caractère et l'orientation, la nécessité et l'esthétique. L'un était solitaire quand l'autre fondait une bande ; l'un alchimisait la matière première de la parole, l'autre atomisait les mots écrits ; l'un voulait augmenter les moyens de son expression, l'autre cherchait à accroître l'expression de ses moyens ; et caetera... Avec l'état d'esprit correspondant, pour l'un comme pour l'autre. Altagor et Isou étant incommensurables, il n'y a pas lieu de s'attarder.

    Cependant, continuent le bond en avant, la fièvre et l'enthousiasme, et les élans mystiques, et les projets universels ou rédempteurs. Rien n'est trop, et tout est en trop. Au galop, donc, car ce monde est abhorré et ne saurait survivre... Plus question de l'interpréter ou de le célébrer ! Il faut créer immédiatement un extra-monde, accélérer les conditions planétaires pour une réforme radicale.

    André Vernier va mourir - c'est une poussée de fièvre de la conscience qui l'a ravi - voici sa fin - André Vernier est mort dans l'ouragan ravageur de ces années sombres de guerres spirituelles et matérielles. Années d'extrême phosphorescence !


4
1948/50-1952 (33/35 à 37 ans)
LE DISCOURS ABSOLU


Epuration : C'en est trop, rien n'est assez ! Anergor, Thaïfonx, Thorix Altagor, Altagor absolu... Ce sera ALTAGOR. Altagor lui-même ! Voici l'homme nouveau - qui vient d'entrevoir la Vision. Voici celui qui renaît de ces flambées de voyance. Altagor lui-même !

    Dans ses documents, une feuille entre autres, à l'encre rouge-rosée...

«Jeudi «saint» 6 avril 1950 à 15h.
6, rue Guilbert de Pixéricourt à Nancy.
Il me reste 24h. pour signer mon consentement total,
absolu à la Métapoésie, inaugurant une Ere Nouvelle,
La Dictature de l'Art Abstrait.
.
Vendredi «saint» 7 avril 1950 à 15h.
METAPOESIE ou la Dictature de l'Art Abstrait.
Engagement total, absolu, définitif,

Altagor».


    Désormais, il balance un regard critique sur ces années d'explosions polyphoniques. Il lui faut au plus vite dégager l'essentiel de son Discours Absolu, supprimer tout ce qui pourrait l'embarrasser ou le brouiller. Il taille et il écarte. Il est revenu à son chant premier, à l'inspiration de ses 7 ans, à cette communion spontanée avec le Verbe caché, la Langue du Double qui affleure de tous les langages humains, et fait signe aux âmes poétiques, aux êtres-de-feu et aux idiots inspirés.



. . . . . . . .




    La Métapoésie altagorienne résonne comme une évidence et sonne comme une nécessité. Le langage humain n'est pas complet sans l'ouverture vers une langue de pure profération. Cette langue du mystère, irréductible et suffisante, troue l'histoire de la poésie, à l'infini.....

    La révolution prodigieuse, en marche depuis si longtemps, commence aujourd'hui.





Marin de CHARETTE