ALTAGOR


    J'ai rencontré Altagor en 1984 : ayant trouvé, je ne sais comment, l'un de mes tracts d'expression libre, celui-ci m'avait tout simplement téléphoné, à la suite de quoi nous nous sommes rencontrés et très bien entendus. En 1989, j'ai publié, dans la revue Kanal Magazine, un texte sur la démarche créatrice d'Altagor.

    Artiste et inventeur tous azimuts, indépendant et singulier, Altagor a eu une existence atypique. Resté plus ou moins sur la touche, son oeuvre n'est pas vraiment sortie de son vivant. Après sa mort, son fils m'a contacté et m'a remis une partie de ses papiers en désordre, en me demandant de faire un livre cohérent, qui présente enfin le principal de l'oeuvre d'Altagor.

    Ce livre est fait et doit être publié un de ces jours, quelque part, peut-être aux éditions Presse du Réel, dans la collection "L'écart absolu" (dirigée par Michel GIROUD). En attendant cet heureux événement qui tarde quelque peu à se réaliser, diverses manifestations ont été réalisées autour d'Altagor, en particulier une exposition à la galerie (58 rue Quincampoix, à Paris) «A l'enseigne des Oudin» (décembre 2001)

    Robert ESTIVALS, qui a connu et fréquenté plus ou moins Altagor pendant assez longtemps, a orchestré, ces dernières années, un numéro spécial de sa revue «Schéma et Schématisation», centrée sur ce dernier. Sollicitant divers témoignages, il s'est adressé, entre autre, à moi. Je lui ai envoyé ce texte, ici présenté «Altagor ou la Langue du Double»

    Malheureusement, Estivals a voulu castrer mon texte, comme il a voulu «corriger» le témoignage d'Henri CHOPIN. Par solidarité comme par principe, j'ai refusé, et Chopin de même, de son côté. Maguy LOVANO et le galeriste Alain OUDIN ont fermement marqué leur solidarité avec nous. Au final, le numéro spécial de «Schéma et Schématisation» est sorti sans Chopin, ni Oudin, ni moi-même. On comprendra le profond pourquoi de mon refus en lisant mes deux textes : «Altagor ou la langue du double» suivi de «Monsieur Estivals...»